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More femmes on bikes

  • Photo du rédacteur: Karine Lassus
    Karine Lassus
  • 10 août
  • 3 min de lecture


Une cinquième édition qui s’achève. Des audiences record. Des marques de plus en plus présentes. De la densité, du suspense, entretenu par des championnes. Un mythe qui s’inscrit un peu plus dans la légende, au masculin comme au féminin. Ce Tour de France Femmes avec Zwift place le cyclisme féminin dans une autre dimension et vient ancrer le développement d’une pratique en plein boom. Go girls !




Une médiatisation qui enfle

« Quand j’ai commencé le vélo, mon grand-père m’a demandé si j’allais participer au Tour de France… à l’époque, je lui ai répondu que non, car c’était réservé aux hommes. Aujourd’hui, je pourrais dire que c’est parce que je suis trop lente !! ».

Cette phrase, elle n’est pas de moi. Elle est signée Tegan Phillips, une cycliste sud-africaine désormais domiciliée à Gérone, qui ne manque pas une occasion de porter la cause des femmes à vélo.



Cette anecdote résume avec humour toute l’évolution engendrée par le retour du Tour féminin : en termes de visibilité, de prestige et surtout de mentalités. Il y a encore du chemin à faire, certes… On évitera d’ailleurs de s’attarder sur les commentaires désobligeants de certains aigris sur les réseaux. Mais les signaux sont au vert.


Et les chiffres parlent aussi : un pic de 5,1 millions de téléspectateurs pour l’étape reine au Mont Ventoux et 52,8% de part d’audience sur les antennes de France TV. Après le sacre de Pauline Ferrand-Prévot en 2025, l’intensité de la course aura, cette année encore, largement contribué à installer l’épreuve dans le paysage médiatique.


Un marché qui s’active


Les marques, elles, ne s’y trompent pas. En mai 2026, St Michel-Auber 93 officialisait la disparition de sa structure masculine à l’issue de la saison pour concentrer, dès 2027, ses moyens sur son équipe féminine, actuellement en UCI Women’s ProTeam. A J-3 du Grand Départ de Lausanne, Decathlon dévoilait à son tour la création, pour 2027, d’une team féminine de 12 coureuses évoluant au deuxième échelon international. Et d’autres partenaires majeurs, jusqu’à lors essentiellement présents dans le peloton masculin, s’affichent désormais aux côtés des coureuses, Red Bull en tête. 



Avec un « TDFFaZ » qui leur offre une caisse de résonance de plus en plus puissante, les activations se multiplient. Liv, Zwift et d’autres étaient ainsi présents dans les cafés et repères vélo de Bédoin (chez Pista, Café du Cycliste ou encore Rêve de vélo) ou dans les pentes du Mont Chauve. Ambiance festive et conviviale garantie. Du marketing ? Certes. Mais la preuve surtout que le cyclisme féminin prend de plus en plus de place, dans le peloton comme dans l’écosystème qui l’entoure.


Des pratiquantes qui s’affirment


Si les professionnelles sont la face visible de cette évolution, le cyclisme amateur n’est pas en reste. Le 2 août 2025, ASO lançait officiellement la première Etape du Tour Femmes sur le tracé Chambéry – Col de la Madeleine, après un galop d’essai à l’Alpe d’Huez. Un succès : 6 500 participants, dont 32% de féminines. Rebelote en 2026, sur l’étape reine au départ de Vaison-la-Romaine, jusqu’au sommet du Mont Ventoux.


Si le pourcentage de participantes reste le même, le volume est tout autre : 12 500 inscrits annoncés, soit à peine moins que sur l’EDT hommes. L’effet Ventoux ? un dénivelé relativement accessible ? Toujours est-il que l’épreuve attire. Et là encore, les marques ont répondu présentes, avec un Village partenaires bien plus étoffé que sur l’étape savoyarde un an plus tôt.


Une course de reines


Bien que l’épreuve ne se limite pas au Mont Ventoux, il faut dire que le mythe s’affichait en point d’orgue. Et les coureuses n’auront pas fait mentir les organisateurs. Le spectacle offert par les championnes aura tenu en haleine, digne des plus grands moments du sport. Un suspense entretenu jusqu’à la dernière étape entre les prétendantes au général.



Kasia vs Demi : un combat de reines joué jusqu’au bout. Plus exaltant que les hommes diront certains, oui oui !! De quoi en faire la Une du journal L'Equipe. Normal ? Sans aucun doute, mais pas si courant d'y voir une femme, qui plus est non française.


Et je ne parle pas du public toujours plus nombreux, de l’exposition médiatique, des activations qui fleurissent autour de la course, du programme « Elles arrivent » de la FFC, du nouveau média Les pédaleuses, et de tous ces signaux qui, mis bout à bout, construisent la légende.

 

« Watch the femmes » pouvait-on lire sur le maillot de Kasia Niewiadoma. Aucun doute mesdames, le monde entier vous regarde !

 
 
 

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