Microbrasserie Siboire, un air de Québec au cœur des Pyrénées
- Karine Lassus
- 15 juil.
- 3 min de lecture

« Si boire te fait rêver, vis ton d’Estaing ». Ce pourrait être un proverbe pyrénéen, ou un slogan bien trouvé. Des Pyrénées, il en est question. De boisson aussi, avec modération. Le dernier clin d’œil fait référence au ciboire.. à travers la microbrasserie québécoise Siboire, fraîchement installée en juin dernier dans le Val d’Azun. Et tabarnak, le site est incroyable pour un Ravito15 !!
Un petit coin de paradis…
Mais pourquoi diable des Québécois ont-ils décidé de s’installer ici ? Imaginez un peu : un site paisible. Une vue sur les sommets hauts-pyrénéens, au pied du Pic de Pan. Le lac d’Estaing à quelques encablures. Des jardins fleuris. Des bêtes qui paissent dans les pâturages. Un cadre idyllique pour tous ceux qui apprécient la nature. C’est ici que Dom, Hélène et leurs enfants ont élu domicile en 2018, tombés en amour devant la beauté sauvage du lieu. Lui a quitté ses Cantons de l’Est pour accompagner des groupes anglophones à vélo et à pied, en France et au Maghreb. Elle, passionnée de végétal, y monte une ferme florale, les Jardins de Jouanlane.
Liaison directe Sharebrooke-Estaing
A l’origine Siboire, c’est l’histoire d’un accident de « char » (la voiture chez nos cousins), d’une rencontre entre deux copains, d’un peu de folie aussi, le tout raconté comme il se doit avec l’humour québécois (je vous conseille la vidéo de lancement ici). Un savoir-faire brassicole qui a fait ses armes à Sherbrooke, Montréal, Québec, avant d’ouvrir sa 6ème succursale… à Estaing, chemin de l’église ! Et si je vous parle de Siboire et de vélo, c’est parce que les deux entretiennent depuis le début un lien intime, entre beer run, sorties de vélo de groupe (les fameux « social rides », en bon français) et animations au vélodrome de Bromont… Rien d’étonnant donc, de voir l’établissement s’externaliser dans le pays de la Grande Boucle.
« On aimerait que ce petit frère en France vienne teinter notre ADN ! »
Les alentours à vélo
Puis boire le calice jusqu’à la lie, ça peut nous arriver lorsqu’on franchit les sommets alentours : col des Bordères, col du Soulor, le coin est propice au vélo. S’il est déconseillé de remplir son bidon des pétillantes productions locales, l’arrêt post sortie s’y prête parfaitement. Les derniers mètres pour accéder au site sont gravillonnés mais roulant. Ça marche aussi à pied, le sentier du GR10 passant à 700m du Siboire. Le lieu est vélo friendly, certains cadres collector ornent d’ailleurs le chemin d’entrée, tandis que les géants pyrénéens se dessinent à l’intérieur, à travers les illustrations au sommet de Jobomart.
Dans l’assiette et dans le ciboire
Côté ravito, de l’ultra local. De la petite restauration agrémentée de fleurs comestibles du jardin, des desserts à base de drêches (résidus des céréales après l’extraction du moût) et toujours un peu de sirop d’érable, pointe canadienne oblige ! Les bières, quant à elles, sont brassées dans le local attenant : les cuves en fermentation sont visibles depuis la grande baie vitrée à l’intérieur du bar. Exactement comme au Québec pour ceux qui, comme moi, auraient déjà eu le plaisir de traverser l’Atlantique. Et l’accent chantant qui va avec, on aime !
Du fun
« J’aspire à ce que l’on devienne l’ambassade brassicole officielle du Québec en France ! », dixit Dominique. Pour le dynamisme et le fun, attache ta tuque*, ils sont déjà au top ! Les projets bière & vélo vont bon train : une cuvée spéciale Soif de col, en collaboration avec le café vélo Chez Octave, dans la vallée voisine, a vu le jour… le 9 juillet. Et la date de sortie de cette NEIPA n’a pas été choisie au hasard puisque le Tour de France sillonnait ce jour-là les lacets du Tourmalet. Après Vélo & Fromages, je devrais peut-être me lancer dans Beer & Bike !
*Tiens-toi prêt
Site @ : Siboire Pyrénées






















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