Le 2 800 du parc, camp de base local en Mauricie, Québec
- Karine Lassus
- 14 janv.
- 3 min de lecture

Il se pourrait bien que ça devienne une tradition : démarrer l’année sous de nouvelles contrées. Après les Flandres et le musée Koers en 2025, c’est cette fois le manteau neigeux qui a guidé mon choix de destination. Direction le Québec. Et, au fil d’un stop improvisé, une halte inattendue au 2800, à l’entrée du Parc national de la Mauricie.
Le vélo n’est jamais bien loin
J’aime laisser une place au hasard. Celui qui m'amène à pousser, avec curiosité et envie, la porte de nouveaux établissements. Et comme il semblerait que le vélo et moi soyons grandement connectés, mon escapade québécoise en Mauricie n'a, une fois encore, pas dérogé à la règle.
Pourtant, les conditions ne semblaient pas réunies pour que je vous parle de vélo : samedi 3 janvier, -25° C au thermomètre, pas l’ombre d’une bicyclette à l'horizon. Tout au plus quelques panneaux de pistes cyclables qui pointent le bout de leur nez, à demi ensevelis sous la neige. Ici, le territoire regorge de parcours sur route, VTT (vélo de montagne comme on dit ici) et même des spéciales pour fatbike, pneus cloutés de rigueur en pareille saison. Mais les températures auront raison de ma pratique, remplacée par de belles sessions de ski nordique et des balades à pied.
Des vitraux à la gloire du vélo
Et le froid, ça creuse ! Le chalet 2800 se dresse à point nommé à l'entrée du Parc national de la Mauricie, côté Saint-Jean-des-Piles, au bord de la rivière Saint-Maurice présentement gelée. Imaginez : une façade en bois, un cadre chaleureux. Des fauteuils douillets face à la cheminée, des lumières tamisées, une odeur de bougie aux senteurs de forêt.
Arrêtez-vous. « Prenez le temps au Québec », comme le suggère cette couverture de livre posée là. Le temps de vivre et de découvrir que ce lieu hybride café-restaurant n’est autre que l'antre du vélo en Mauricie ! Bidons, lycras customisés (ou chandails et « tuques » - bonnet, plus appropriés en hiver), photos et vélos au mur, horloge en pédalier... et même des vitraux ornés de cyclistes, une première !
Qui a dit que le Québec était plat ?
Au sous-sol, des vélos sont proposés à la location (il y a aussi des skis de fond et des paddle boards, on n’est pas sectaires). Le lieu se définit d'ailleurs comme un camp de base et a matérialisé au sol un « Km 0 ». Aux beaux jours, des week-ends exclusifs de circulation à vélo sont organisés sur la route Promenade (63 km), tout comme des bike happening, des rides en groupe et des défis vélo.
De sacrés morceaux, jugez vous-même : « La Calvaire 2800 » (180 km et 2700m de D+), « La Houle » (206km, 2800m de D+, du nom du coureur pro) ou « la Décision 2800 » (252 km et 4 800m de D+). Avis aux amateurs ! De quoi s'écrouler ensuite dans l'un des hébergements du site répondant aux doux noms de fin renard, ours dormeur, raton laveur, chevreuil peureux ou écureuil volant. Sans doute ce dernier sera-t-il plus utile pour affronter les kilomètres !
Un goût de reviens-y (en été)
Vivre le Québec en saison hivernale, c'est un peu comme skier au Grand Tourmalet : les paysages sont sublimes, mais ont un goût de reviens-y. Je ne sais si l'occasion se représentera pour moi de revenir dans l'est canadien en été. Mais si vous en avez l'opportunité, venez rouler en Mauricie. Louez un vélo au 2800. Prenez un verre en terrasse. Brunchez dans cet après-parc. Goûtez au pâté chinois (parce qu'il n'y a pas que la poutine dans la vie). Prenez une Electrolyte 2800, la bière locale. Vivez.
Pour préparer vos prochaines vacances au Québec :


















Commentaires